Présentation.

Présentation.
Nom: PERRIN
Prénom: Mickaël
Age: 18 ans (provisoirement)
Résidence: la terre et les mots (le deuxième lieu étant bien plus attrayant que le premier)


Lectures: polar, poésie, SF, et plein d'autres autour.
Humour: Bigard, Gerra, Inconnus (tous en fait)
Musique: rock, mais plus hardrock, boogie rock, bluesy... en dehors de ça j'aime tous les autres styles de rock, sauf le death metal. Visual Kei et jrock aussi.
variété française et chanson populaire française aussi: de Goldman à Patrick Sébastien en passant par Brel...


Bon, passons à l'essentiel. Je suis là pour présenter mes créations, mes textes. J'écris comme j'en ai envie. Je ne peux pas me présenter d'emblée comme un nouvelliste car je présenterai des poèmes. Je ne peux pas me présenter comme poète, car je présenterai des bribes de roman... si je me déclare romancier, des textes de chanson écrites par moi vont me contredire. Bref, je suis auteur, point barre.
Ouah, en même temps j'ai même dit ce que je mettrais sur ce blog, je suis fort des fois...

Je donne encore mes deux autres blogs:
au-creux des livres
noirdesir327
# Posté le dimanche 24 février 2008 15:32
Modifié le lundi 31 mars 2008 07:28

Aurélia; BY MYSELF

Voici un poème que j'ai composé très rapidement en fait. Une partie m'est venu une nuit. Le reste à suivi naturellement et j'ai récupéré certaines idées, certaines phrases qui me trottaient dans la tête depuis des mois, sans pouvoir les placer nulle part. Comme quoi, il faut juste savoir attendre.
Ne rentrant pas dans l'optique du recueil que j'écris, j'ai voulu le caser chez un compositeur/interprète suicidaire pour en faire une chanson. Etant en vers libres, c'est pas facile. Pour l'instant, trois personnes pourraient me proposer quelque chose, dont une plus sérieusement que les autres. Encore faut-il que ça me convienne. On verra.

Aurélia
L'or pourrit
Sur ton corps
Car ton âme
Cumule
Les colères du monde

Que tu crées
Contre tous
Et même toi
Tu ne sais plus
Si tu es
Ton amie.

Pense à l'homme
Qui te cristallise
Et qui perd
Ses repères
Devant ta haine
Aveugle.

Il crève
Un peu plus
Chaque jour
De te voir
Ainsi.
Tu t'en fous.

Et tu broies
Les sentiments
En poudre minuscule
Tu les avales
En pilules
Inodores.

Et tu baises
A tour de bras
Tu déclames
A haute voix
La litanie
Des extases éphémères.

Entre deux cachetons
Ton coeur se tord
Comme un torchon
Là tu repeins
Tes quatre vents
Du noir acide qui en coule.

Puis tu croules
Et t'écroules
Life is cruel!
Tu te dis
Mais non
C'est toi

Qui te blesses
Qui poursuit désespérée
Le vide cérébral
Qui t'empêche
D'être
Tout simplement.

Ô Aurélia
Quand tu auras
Effleuré
De ton pied
Le fond
Du trou

Quand tu auras
Embrassé le fond
De tout ton corps
Quand tu auras
De tes ongles rouges
Creusé encore

Dans la terre dure
Que tu te seras
Noyée
Dans la pitié
Et le mépris
Des gens

Relève la tête
Et guette
Le haut du puits
Il y aura moi
Pour toi
Si tu veux bien.

# Posté le dimanche 24 février 2008 16:00

UPPERS! DOWNERS!

Ca, c'est un texte que j'ai écrit dans le but d'en faire une chanson. Je n'ai pas de mélodie, ni de musique, je ne suis pas musicien. En revanche je sais quel style je veux. Un boogie rock façon Status Quo, et peut-être un solo de guitare dessus qui sait...
Le texte casse pas des briques, mais ça colle à l'esprit rock. Voilà.
Un groupe s'y est intéressé. Une formation de Chambéry nommée DISPACTION. En avril, ils rentrent en studio pour enregistrer des maquettes, il y a de très grandes chances pour que mon texte devienne quelque chose.
En video, le groupe Dispaction avec une reprise de "tie your mother down".

I'm a boogie-rocker
Born with a guitar in my hand
I'm a guitar player
In my soul until the end

But I'm a skinned-alive
Unable to restrict my senses
Without three, four or five...
Which medicines? I let you guess.

REFRAIN: Uppers! Downers!
When I feel so stressed I need downers
Downers! Uppers!
When I feel so down I need uppers
I haven't found a stability.

I look toward the sky
And I find some chords and lyrics
The music's flying, flying
But my words are too much basic.

To make a good good song
I always need to play with fire
I'm no longer so strong
I always need, I always need...

REFRAIN: Uppers! Downers!
When I feel so stressed I need downers
Downers! Uppers!
When I feel so down I need uppers
I haven't found a stability.

Solo guitar

And now I look at you
Your pretty eyes are in my eyes
With rock and you I...
No longer need, no longer need

REFRAIN: Uppers! Downers!
When I feel so stressed you are my downers
Downers! Uppers!
When I feel so down you are my uppers
I have found my stability

Uppers! Downers!
Uppers! Downers!
Uppers! Downers!
...
# Posté le dimanche 24 février 2008 16:07

Seul

Voici une nouvelle intitulée SEUL. Elle a été remaniée plusieures fois, et la dernière en date, c'est pour cet article.

Voilà, c'est fait. Cette nuit, sous un arbre dans la forêt de Fontainebleau, il vient de tuer. A vrai dire, ce n'était pas bien difficile. Il a suffi d'un couteau, d'une courbe sifflante dans l'air avec le bras prolongé par l'arme... puis le planter dans le corps de sa victime, puis le petit bruit sourd d'un corps qui tombe, semblant défier le grand silence de la nuit, à l'image de David affrontant Goliath... mais maintenant, c'est fini.
Il contemple le corps lourd à ses pieds, la blessure ouverte, béante car il a retiré le couteau pour ne pas l'abandonner à de simples gens.
Les seuls témoins de la scène sont les arbres, qui ne le vendront pas, les vers qui rongent le cadavre, trop heureux de leur sort pour penser à juger celui qui les a servi.
Lui, a tendu tous les muscles de son corps et est à l'écoute du moindre bruit. Le sifflement du vent dans les feuillages lui semble un murmure désapprobateur et le bruit de pas d'animaux sur l'humus humide et frais de la forêt lui anonce que la vie continue quoi qu'il arrive...
Et maintenant?
C'est drôle, ça ne paraît plus aussi simple qu'avant, quand il pensait aller tout simplement courir vers le commissariat, raconter son histoire, se dénoncer.
Mais c'était avant. Il a changé en cinq minutes, plus qu'en tant d'années.
Il est calme pourtant. Il ne sait pas quoi faire, mais il est calme. Parce qu'il ne regrette pas son crime. Parce qu'il l'a toujours voulu.
Le mieux serait de faire ce que le cadavre semble lui indiquer. Se dénoncer. Toute personne ayant tué, quels que soient les motifs, doit aller en prison. Les criminels en fuite n'ont, de toute façon, aucune chance, et sûrement pas lui. Et puis, il ne peut pas renier entièrement ce qu'il était avant, quand tout était encore simple. Il devrait rester fidèle à lui-même.
Oui, il va faire cela, il affrontera les gens, la foule, le monde et le subira.
Et que diront-ils? Que tu es un saligaud! Il y aura beaucoup de gens pour pleurer le disparu, mais personne parmi cette poignée de pauvres crétins ne penserait à verser ne serait-ce qu'une larme pour l'assassin!
Il sent la rage au bord des lèvres. Elle coule entre elles. Une coulée de lave de rage.
Il envisage maintenant de montrer à la Terre son être immonde. Il veut fuir, se cacher...
Se cacher? Comme un lapin et ne sortir qu'avec prudence? Terrorisé? Hein? C'est ça que tu veux?
Oui! Se cacher puis sortir et puis tuer. Tuer des gens trop simples pour comprendre que l'on peut aimer tuer! Le plaisir du meurtre.
Mais le jour où après avoir été libre d'être lui, après avoir tué, après avoir pu contrôler la vie par le simple fait de la détruire, le jour où il se fera arrêter et sera montrer comme une bête au cours d'un procès, où il aura l'impression de vomir tout ce qu'il aimait en lui! Que fera-t-il?
Il fallait y penser avant, surtout que c'était simple avant.
L'étau se resserre dans sa tête. Il veut bouger, se libérer vers la gauche ou vers la droite, mais les deux mâchoires se resserrent sur lui. Il voudrait donc poser un genou à terre, mais cela est impossible. Il faut choisir. Maintenant.
Il regarde son ami, son frère, sa force, son couteau. Cette forme l'envoûte, l'attire...
Il faut se décider! Une décision bon sang! Mais comment choisir entre être pris et être pris? Il sera toujours seul!
Il tente de remettre de l'ordre dans les idées qui défilent et se bousculent dans sa tête.
Personne ne versera une larme pour l'assassin... poser un genou à terre... fuir et tuer pour le plaisir...faire comme quand tout était simple...tuer...humilié...poser un genou à terre...toujours seul contre eux...poser un genou à terre...poser un genou à terre...personne ne me comprend... poser un genu à terre... poser un genou à terre... à terre...
Prenant une puissante impulsion du pied, il se dirige l'arme levée vers la ville, vivant de sa dernière lucidité.
Seul
# Posté le lundi 25 février 2008 08:28

Le fantôme de Monsieur Colette

Le fantôme de Monsieur Colette
Premier extrait de mon recueil à venir (s'il est publié un jour), un recueil intitulé LIGNES (IR)REGULIERES. Poème d'ouverture, donc également premier poème de la première section. J'arrête le blabla,et le présente.


LE FANTOME DE MONSIEUR COLETTE


Ce sont de hautes tours que
Ramsès a fait construire aux frontières de son empire.
Et ces beaux temples, celui des millions d'années.

Il caresse ces hauts murs, fier de leur dignité
Qui en impose au Hatti
Et au reste du monde.

Assis au pied de ses remparts, il écoute en fermant les yeux
Les regards extérieurs, éblouis.
Il regarde les paroles qui vantent sa légende.

Entre ces murailles cartonnées et soignées
Il se promène sur sa Khemet
Sans en toucher le sol,
Honteux de vouloir
Surpasser les dieux,
Hésitant à profaner sa propre terre.
Ses harems vierges attendent de couvrir leurs plages blanches
D'un bouillon de gloires et d'exploits promis.

Il tend un doigt froid qui se réchauffe
Sur le grain de sa terre.
Une flamme minuscule et bleue rougit soudain
Et dans cette flamme, Ramsès voit,
Et partout on parle
De Néfertari, de Moïse, d'une terre fertile
D'exploits guerriers puis de paix.

Mais sur le sol blanc sous une nuit sans étoiles
Pharaon éteint le moignon de lumière
Et son âme au bout de son doigt.
Le carton est beau, les feuilles candides,
Ses pensées y impriment son règne...

...
...
...
...
...
...
...

Kadesh est restée une chanson zouave en vers.
Le règne de Ramsès le Grand
Est une algèbre élégante
Seul compte à présent le besoin douloureux
D'anéantir la preuve d'une impuissance.

Néfertari, fragment vergé et crémeux
Enlace un pot de confiture.
Les deux cents enfants de Pharaon
Tapissent le fond des tiroirs.
Quant à l'armée égyptienne elle enveloppe
Des côtelettes en papillote.

Leur histoire s'arrête là, muette.
Un autre pharaon, plus courageux
Viendra leur présenter des excuses au nom de Ramsès
Et peut-être leur proposer réparation.
Peut-être.
# Posté le lundi 25 février 2008 15:50
Modifié le mardi 25 mars 2008 05:17