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Aurélia; BY MYSELF

Voici un poème que j'ai composé très rapidement en fait. Une partie m'est venu une nuit. Le reste à suivi naturellement et j'ai récupéré certaines idées, certaines phrases qui me trottaient dans la tête depuis des mois, sans pouvoir les placer nulle part. Comme quoi, il faut juste savoir attendre.
Ne rentrant pas dans l'optique du recueil que j'écris, j'ai voulu le caser chez un compositeur/interprète suicidaire pour en faire une chanson. Etant en vers libres, c'est pas facile. Pour l'instant, trois personnes pourraient me proposer quelque chose, dont une plus sérieusement que les autres. Encore faut-il que ça me convienne. On verra.

Aurélia
L'or pourrit
Sur ton corps
Car ton âme
Cumule
Les colères du monde

Que tu crées
Contre tous
Et même toi
Tu ne sais plus
Si tu es
Ton amie.

Pense à l'homme
Qui te cristallise
Et qui perd
Ses repères
Devant ta haine
Aveugle.

Il crève
Un peu plus
Chaque jour
De te voir
Ainsi.
Tu t'en fous.

Et tu broies
Les sentiments
En poudre minuscule
Tu les avales
En pilules
Inodores.

Et tu baises
A tour de bras
Tu déclames
A haute voix
La litanie
Des extases éphémères.

Entre deux cachetons
Ton coeur se tord
Comme un torchon
Là tu repeins
Tes quatre vents
Du noir acide qui en coule.

Puis tu croules
Et t'écroules
Life is cruel!
Tu te dis
Mais non
C'est toi

Qui te blesses
Qui poursuit désespérée
Le vide cérébral
Qui t'empêche
D'être
Tout simplement.

Ô Aurélia
Quand tu auras
Effleuré
De ton pied
Le fond
Du trou

Quand tu auras
Embrassé le fond
De tout ton corps
Quand tu auras
De tes ongles rouges
Creusé encore

Dans la terre dure
Que tu te seras
Noyée
Dans la pitié
Et le mépris
Des gens

Relève la tête
Et guette
Le haut du puits
Il y aura moi
Pour toi
Si tu veux bien.

# Posté le dimanche 24 février 2008 16:00

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